Un an de Kindle

Il y a maintenant un an, j’ai eu comme cadeau un livre électronique Amazon Kindle. Lecteur habituel, c’était un cadeau logique, mais qui amenait son lot de questions. Il était temps de faire un petit bilan de l’usage que j’en fais, et de ce que j’en pense.

D’abord, je l’adore, et je continue de le lire régulièrement, en particulier pour les raisons suivantes :

  • Il est petit et s’emporte partout. C’est un vrai compagnon de voyage. Pour cette raison seule, quitte à lire une copie d’un livre papier, c’est un enchantement. Plus de pavé dans le métro, ou dans ses valises. Le premier usage que j’ai fait d’un livre électronique était en voyage (que je documente ici) suite à un emprunt à la bibliothèque de mon quartier. Cela a confirmé cet attrait. On peut bien sûr stocker beaucoup de livres d’un coup, mais comme je n’en lis qu’un à la fois, cela a peu d’intérêt pour moi.
  • Il inclut un dictionnaire multilingue. C’est le genre de fonction dont on revient difficilement. Quand un mot anglais m’échappe, j’appuie-long sur le mot et une traduction est proposée, même hors-connexion. Indispensable. Cette fonction est étendue (en connexion) à Wikipedia, ce qui permet d’appuyer-long sur un nom propre (lieu ou personne). Pour le français, il inclut des définitions. J’utilise intensément ces fonctions.
  • On peut surligner des passages et les annoter. C’est quelque chose que je ne fais pas en physique car je lis souvent des livres des autres (bibliothèques, emprunts), et même, je n’ai pas envie d’écrire sur mes livres. Cette fonction me permet de lire sans avoir à noter en même temps des bons passages sur un cahier.
  • On peut cliquer sur les notes de bas de page. On sait tous à quel point c’est pénible de lire un livre avec beaucoup de notes en bas de page, ou pire, en fin de livre ou de chapitre. On doit composer avec deux marque page, ou marquer avec son index là où on en était puis lire la note et reprendre. Là, je clique juste sur le numéro de la note qui est un lien, et une pop-up s’affiche.
  • Il est connecté à Goodreads qui est une communauté de lecteurs que j’utilise. A la fin d’un livre je peux le marquer comme lu et le noter.
  • Anecdotique : je peux lire dans le noir. Même s’il s’agit d’encre électronique, très peu consommateur en énergie au passage, il y a un rétroéclairage possible qui permet de lire sans allumer une lumière et déranger ses voisins (qui dorment).

Malgré tout, je n’ai pas arrêté de lire des livres papiers. En voici les raisons principales :

  • La découverte et la disponibilité. Il y a plein de moment où je découvre des livres papier (en librairie, en bibliothèque) d’une manière qu’il m’aurait été impossible de le faire en ligne. J’utilise aussi les recommandation Amazon et Goodreads, et les références dans certains articles en ligne, mais juste parfois, je tombe sur un super livre papier, et je le lis. Je regarde s’il n’existe pas en numérique, et souvent ce n’est pas le cas. Je n’ai pas le choix. Quand c’est le cas, si j’ai déjà le papier, c’est rare que je veuille acheter en plus le numérique (car c’est pas donné non plus…). Contre argument pour le Kindle: il est plus facile de trouver des livres en anglais 🙂 Mais globalement, pour les raretés et les « vieux trucs », le numérique, j’oublie.
  • Le formatage. Le Kindle que j’ai est en noir & blanc, donc pour les photos, graphiques compliqués et visuels en général : c’est dur. Il en va de même pour les formatages spéciaux comme les formules mathématiques ou des extraits de partition de musique par exemple. Le papier est mieux pour ça.
  • La navigation. J’apprécie dans un livre papier savoir où j’en suis à peu près du bouquin, ou du chapitre. Même si le Kindle affiche une progression, elle est moins pratique. La taille d’un chapitre indique son importance, où simplement me demander, alors que je commence à avoir sommeil, si commencer ce chapitre n’est pas (trop) exagéré.
  • La « non-connection« . Il ne manquait plus que le livre connecté ! Kindle a la fâcheuse tendance à vouloir tout me faire partager : mes surlignages, mon avancement dans le livre, mon avis… Pour cette raison j’utilise quasiment toujours le livre hors-connexion (mais dans ce cas je n’ai plus accès à Wikipedia). On peut aussi voir sur certains livres numériques beaucoup lus et partagés ce qu’on surligné (en masse) les autres utilisateurs. Ainsi, sous une phrase en pointillés, s’affiche : 287 personnes ont surligné ce passage. C’est insupportable !
Bon là Goodreads sait que j’ai surligné ces passages (je vais essayer de mieux configurer mon Kindle), je peux les partager ou non à la communauté… Indécent ! … … quoique en fait c’est pal mal fichu ce truc…

 

Ici, une personne de mon réseau sur Goodreads affiche son avancement dans un livre, envoyé par son livre électronique. Jamais je ne ferai ça ! … … quoique… NON ! (tout le monde verra que je lis à deux à l’heure)

A ce titre, je juge les deux pratiques sont extrêmement complémentaires, et je continuerai certainement pendant longtemps de faire les deux.

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