Pouvoir travailler à distance me permet de voyager tout en travaillant. D’habitude nous sommes du genre à s’installer plusieurs mois au même endroit, mais ça ne m’a pas empêché de partir quelques jours à Nîmes, Montpellier, Barcelone et Londres. Au programme : rencontres personnelles, professionnelles mais aussi familiales ; du travail, de la baignade et surtout du « baroudage ».

Voyager et travailler ?

Il n’est pas toujours facile de devoir voyager en dehors des heures de travail, et parfois le meilleur train ou avion par trop tôt (ou trop tard) pour ne pas impacter une journée « normale » de travail (9 to 5 comme disent les anglais). Comme je travaille à distance, je peux me permettre, avec une petite dose d’anticipation, de décaler mes horaires ou de travailler dans le train. De plus, on trouve de plus en plus de trains avec des prises électriques (comme ce TER qui m’a emmené de Marseille à Nîmes) et même parfois du wifi (comme dans les TGV maintenant, ou l’Eurostar). Dans tous les cas il faut anticiper car ces services ne sont pas garantis. A savoir : charger à bloc son ordinateur, son téléphone, avoir un forfait data qui va bien, et surtout : avoir du travail à faire hors ligne !

Dans le Flixbus de Montpellier à Barcelone, il y a des prises de recharge USB, et un wifi capricieux.

Nîmes et Montpellier

A Nîmes j’arrive le week-end de la féria des vendanges. Deuxième féria de l’année à Nîmes, elle clôture la temporada (saison tauromachique). Dans le même esprit que celle de Pentecôte, bien que moins importante en durée, ce sont trois jours de fête pendants lesquels la ville vibre : corridas, lâchers de taureaux, fanfares, bodegas et bonne ambiance sont au programme (nimes-tourisme.fr).

Place la maison carrée, à Nîmes

La Maison Carrée est un temple romain édifié au début du Ier siècle. Lors de sa construction, la Maison Carrée est dédiée pour Auguste à la gloire de ses deux petits-fils : les consuls et chefs militaires Lucius Caesar et Caius Julius Caesar. Au fil des siècles, le temple est notamment devenu une maison consulaire, une église puis un musée des arts antiques. Il s’agit aujourd’hui du temple romain le mieux conservé au monde (Wikipedia).

A Montpellier, c’est la journée des associations. Je n’ai jamais vu autant de stands associatifs au même endroit. L’ambiance est festive et le temps est radieux. Rien de plus agréable que de déambuler dans cette improbable complexe architectural Antigone. Antigone est un quartier de Montpellier conçu par l’architecte catalan Ricardo Bofill en 1978 sous l’impulsion du maire de Montpellier Georges Frêche et de son adjoint, le géographe Raymond Dugrand, et construit à partir de 1983. La majorité des immeubles a été construite sur un style inspiré par l’architecture de la Grèce antique (Wikipedia).

Barcelone

Je ne voyage pas souvent en bus, mais pour des trajets reliant des grandes villes pas trop éloignées, c’est l’évidence. Mon Flixbus relie Lyon à Barcelone, et je le prends à Montpellier. Mon trajet durera 4 heures. Le chauffeur sympathique mais bourru me baragouine un truc en espagnol tout en contrôlant mon billet, et me voici en fond de bus, la place pile en face de l’allée. J’ai une belle vue sur tout le bus (voir photo plus haut). En arrivant à Barcelone, je suis frappé par le monde et l’activité incessante autour de la Estación del Norte. C’est que ça fait longtemps que je n’ai pas goûté à la très grande ville, mes dernières escales étant Ljubljana, Epernay et Toulon. Et avec ses 1,6 million d’habitants je suis servi, ça grouille !

Mon ami et hôte se trouve dans le quartier « mal famé » (selon ses termes) de Ravall. Dans un français bienveillant (hypocrite ?) je dirais plutôt « populaire ». Le quartier est très central, et s’il est grandement habité par une immigration récente, il se voit peu à peu remplacé par une population plus fortunée. En me contentant d’une comparaison hâtive, j’ai pensé au quartier parisien de Barbès, que j’ai fréquenté.

Sur un rooftop de Ravall. Les vieux immeubles du quartier se partagent le toit avec tous les habitants de l’immeuble.

Dans l’ensemble les rues à Barcelone sont très vastes et arborées, et suivent un plan dessiné en quadrillage, témoignage d’une conception moderne. Les intersections sont très spacieuses, et le moindre boulevard ressemble à une autoroute. L’espace est occupé par des centaines de milliers de piétons. La plage, immense, ouvre la ville vers l’est. Le temps d’une baignade après le travail, le brouhaha de la ville s’échappe dans le lointain. La criminalité est bien présente à Barcelone, et il convient pour les locaux comme pour les touristes de surveiller en permanence ses affaires lorsque l’on foule l’espace public.

Londres

En prenant l’avion , je note immédiatement la simplicité qu’il est de rejoindre l’aéroport (par rapport à mes habitudes parisiennes). Un train direct et rapide du centre à l’aéroport, pour 1,5 euros. A Londres en revanche, autre ambiance. Les aéroports sont pour la plupart distants de la ville (Londres est desservi par 5 aéroports…). Les lignes sont privatisées depuis longtemps et concurrencent la ligne nationale. Par soucis de temps, et pour un coût peu différent du national, je prends une ligne privée qui passe tous les quart d’heure. Pour environ 20€, je mets 45 minutes à relier Stansted à Liverpool Street station. En quelques dizaines de minutes à me perdre dans les travaux de grande ampleur autour de cette gare, je rejoins un grand espace de coworking dans le quartier de Shoreditch.

L’immersion dans Londres, pour celui ou celle qui n’en a pas l’habitude, force la curiosité. Bien que la ville soit énorme, l’histoire impose des bâtiments très resserrés et un labyrinthe de ruelles encaissées. La ville, pourtant proche de la France et de l’Europe, diffère grandement de ses voisines continentales par un fourmillement de détails qui pétillent à la vue. La signalisation dans les rues et au sol (LOOK RIGHT – LOOK LEFT – LOOK BOTH WAYS), ces bus rouges à deux étages omniprésents, ces taxis d’un autre âge, le fait de rouler à gauche bien entendu, mais aussi le style vestimentaire, le type de commerce avec pignon sur rue (comme ces grands pubs avec jeux de fléchettes)… Un peu moins que Barcelone, la ville est néanmoins très cosmopolites et on entend parler toutes les langues dans la rue, dont le français très présent.

Une Nursery, non loin de Little Venice

Je fais le retour de Londres à Toulon en train, via l’Eurostar et le TGV. J’avais peur que ça me paraisse long, mais pas tant que ça finalement. Ca se fait très bien en train, avec le confort parfois perdu de partir et d’arriver en centre ville. Cette escapade européenne n’était pas toujours de tout repos, mais très enrichissantes à tous les points de vue.

J’ai maintenant quitté la région de Toulon, d’autres voyages sont à venir, à commencer par l’Inde pour trois semaines de vacances. Récits à suivre…

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Une réflexion sur “Virée à Nîmes, Barcelone et Londres

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