L’entretien est la récompense d’une candidature bien fichue. Et quand j’en ai un je suis forcément hyper content, car enfin je vais avoir un interlocuteur humain dans une entreprise dans laquelle je veux bosser. Et dans la manière de chercher du boulot aujourd’hui, c’est du luxe. Forcément, les processus de recrutement sont tellement « faciles » que les recruteurs reçoivent de nombreuses candidatures, et peuvent se permettent de ne revenir que vers certaines d’entre elles. Ils n’ont même pas forcément le temps de répondre aux autres, face à la masse (et à la flemme ou manque de respect).

C’est ce que je reproche au mode de recrutement moderne, c’est justement cette phase totalement robotisée du premier contact. Une entreprise c’est d’abord un site Internet, et un contact c’est d’abord un e-mail (ou un formulaire). Cela facilite énormément de choses, mais ça supprime l’échange social naturel, primordial pour chercher du travail. Ou a défaut de le supprimer cela le retarde.

Donc forcément quand on accepte de me recevoir, je réponds oui et vite. Une fois sur deux c’est par téléphone ou skype, ce qui une fois de plus permet de gagner du temps (surtout au recruteur), mais retire encore un peu de l’échange social. Si bien que désormais, lorsqu’on rencontre la personne pour de vrai, c’est déjà la fin du recrutement ! En tout cas dans le type d’entreprise que je vise. Et on se connaît déjà bien à ce stade.

Chez MartinJobs j’ai passé un entretien d’une heure trente par téléphone, qui ressemblait plus à une investigation de leur part qu’à un véritable échange. Il m’était difficile de bien comprendre le fonctionnement de cette pourtant petite entreprise. J’ai dû attendre l’entretien dans les locaux pour en savoir davantage. Et quand je suis dans les locaux, je regarde tout : l’agencement, le type de personnes, le nombre, le bruit, les échanges, les déplacement, etc. Après une heure trente d’entretien on a pu partager beaucoup de chose et surtout lever les interrogations. Étonnamment, ce n’est que plus tard que le constat s’est fait qu’on pourrait très bien s’entendre, l’entretien tournant surtout autour des inquiétudes.

Chez FreezMe c’est plutôt le contraire. Il n’y a pas eu d’entretien au téléphone, car je suppose que la visite au salon a suffit. Mais en entretien, il était manifeste que l’offre était en parfaite adéquation avec mon profil, il s’agissait juste de se convaincre mutuellement, ce qui était simple. Restait à savoir si l’entreprise correspondrait à mes attentes (chose très difficile de savoir sans avis intérieur, ce que j’ai eu finalement, et sans voir les locaux). Comme nous étions dans la zone d’accueil, j’ai demandé à visiter les locaux, ils ont accepté (en général, c’est vu comme un signe de motivation). Ambiance très différente de MartinJobs, beaucoup plus décontractée et beaucoup plus technique aussi : deux grands écrans par développeur, des zones de déplacement spacieuse… mais aussi un plus grand désordre apparent… en un clin d’œil on saisit l’ambiance, et c’est un indice fort. On ne sait pas tout pour autant : comment les gens s’entendent ? Quel degré d’autonomie avons-nous dans le poste ? Tout ça on le demande plus ou moins, mais on n’a que des réponses théoriques, et parfois déformées (d’où l’importance de l’avis intérieur). La période d’essai le dira.

J’arrive maintenant à être toujours très décontracté en entretien. Ma pensée de fond c’est que je suis content de les rencontrer et d’en savoir plus sur eux, car c’est une boîte dans laquelle je veux aller potentiellement.

Le test technique

L’entretien étant passé, une autre phase apparaît : le test technique. Alors que certaines entreprises se contentent parfois d’un exercice ou questionnaire sur place, j’ai eu dans ces deux cas un mini projet à faire à la maison. L’avantage c’est qu’on est plus serein, et donc dans des conditions proches de l’entreprise ; l’inconvénient c’est que ce temps de projet coûte sur le reste des recherches d’emploi, et qu’on a à un moment l’impression de travailler pour eux gratos ! (au fait à qui appartient le code ? Quelle garantie j’ai qu’ils ne vont pas me le piquer ? grrrr). Pour le premier cas, j’ai mis 3 heures, le second 15 heures…

Le planning de recrutement est donc clair pour l’entreprise :

  1. Candidature en ligne (CV et lettre/mail de motivation)
  2. Sélection et premier contact à distance
  3. Entretien dans les locaux
  4. Test technique
  5. On prend ou pas, et à ce stade on se connaît déjà bien 🙂

Vient ensuite (ou pendant) la négociation de salaire, et surtout la gestion de planning entre les différentes réponses ! A qui dire oui ou non et quand. La suite dans le prochain poste : « l’art de la guerre » 😉

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