Je fais donc partie des premiers à fréquenter la salle, puisque j’étais à l’un des nombreux concerts dits inauguraux mardi dernier pour un récital d’Hélène Grimaud. J’ai pu ainsi découvrir cette salle à la fois très attendue et très décriée.

Le bâtiment

Le bâtiment est somptueux. A part un accès règlementé suite aux attentats qui a occasionné une longue file d’attente (mais rapide), l’accès est simple et fluide. Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur il est magnifique et résolument modern. Les points de contrôle sont faciles à trouver (deux contrôles, l’un côté cour et l’autre côté jardin, qui sont indiqués sur le billet). On trouve sa place également rapidement. Tout ceci est fort agréable et pour une grande salle ce n’est pas toujours gagné. Le hall était très encombré à cause des portiques de sécurité d’une part, et d’autre part du fait d’un concert comble !

En revanche, le bâtiment n’est pas terminé ! Les engins sont apparents et clairement, dehors comme dedans, la salle n’est manifestement pas finie. « Bizarrement » ça ne se voit pas aux concerts filmés 🙂 Cela donne franchement l’impression d’arriver trop tôt…

Le concert

C’était la première fois que j’écoutais Hélène Grimaud en concert. Elle fut admirable. Le programme était à la fois dans ses cordes et d’une originalité qui manque parfois en récital je trouve. Berio, Takemitsu, Fauré, Ravel, Albeniz, Liszt, Janacek et Debussy en première partie, et une sonate de Brahms en deuxième partie. Un toucher à fleur de peau et une maîtrise parfaite de l’instrument. Un grand moment de poésie (surtout en première partie).

L’accoustique

C’est là que le bât blesse… Avant de venir j’avais un fort doute sur la capacité à transmettre partout dans la salle une qualité de son uniforme. Pour cause évidente : les instruments projettent d’un seul côté ! En particulier le piano qui pour le coup a un couvercle qui empêche le son de se propager à gauche du clavier (là où se trouve un tiers du public à la Philharmonie). Lorsqu’on pense aux cuivres, à la voix, aux choeurs, et à peu près à tous les instruments, il en est de même. Ma crainte a été confirmée, et j’ai dû supporter un son très étouffé durant tout le concert. Je ne doute pas un seul instant que le son est meilleur en face (ce dont j’aimerais attester).

Les salles qui s’architecturent autour de la scène présentent les avantages d’être près des instrumentistes mais aussi du reste du public, créant immédiatement une sensation de confinement. La vue est très belle. Mais tout ceci se fait au détriment du son manifestement. J’espère que la canopée mobile (pas encore fonctionnelle) et les finitions dans la salle contribueront à atténuer ce problème.

Une salle importante

Je suis néanmoins très enthousiaste à l’arrivée de cette salle. J’ai du mal à comprendre les détracteurs du projets qui voient là une salle inutile (y a-t-il trop de musique classique à Paris ?), mal placée (le 19ème arrondissement rempli à lui seul la salle. C’est juste qu’il n’allait pas à Pleyel ou au TCE qui sont à l’autre bout ! – et rappelons-le il y a là le conservatoire et le reste de la cité de la musique) ou trop chère (bon… là ok).

J’y retournerai assurément, soit pour écouter de la musique symphonique, soit en prenant des places en face (assurément plus chères). Et surtout le temps qu’elle soit (réellement) terminée !

Une réflexion sur “A la philharmonie

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