Levé assez tôt ce matin, je cherche à faire une étape plus courte et moins fatigante aujourd’hui, vu celle de la veille. Je planifie mon parcours le matin, en faisant bieeen attention aux dénivelés pour ne pas me faire surprendre, et je vais faire quelques courses en ville pour ne pas rouler sans rien à manger. Et comme il se caille un peu ce matin, un peu comme hier soir, je me fais plaisir avec un  bon thé chaud. C’est assez rare que je mange chaud car je n’ai pas le réchaud avec moi ! (économie de place).

Bon bah toussa me fait partir sur les coups de neuf heures. Pépérou. Le plateau est beau, le soleil est filtré par de fins nuages et rend l’Aubrac surréaliste ce matin. De plus la route départementale, magnifique, est déserte. C’est une véritable piste cyclable pour moi. Malheureusement il fait encore froid, à cause d’un vent frisquet qui balaye le plateau. C’est assez plat, mes jambes sont pas au top mais pour le moment ça va. Je traverse la ville de Chaudes-Aigues, une station thermale. En passant, un hôtel exhibe ses pensionnaires dans une piscine jacousante avec une énorme baie vitrée. Ca fait bien envie !

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Chaudes-Aigues
Eau chaude
Eau chaude

La route descend pour traverser la Truyère, qui marque la fin de l’Aubrac. Je rentre peu à peu dans mon troisième parc national de mon voyage (après Lubéron et Cévennes) : les volcans d’Auvergne. Destination Murat. Je passe par les petites routes qui relient villages en villages. Il y a peu de monde mais en ce moment c’est quand même animé : petite fête foraine à Neuvéglise, fête de village à Valuéjol (où j’aurais dû m’arrêter d’ailleurs, ça avait l’air bien).

J’arrive à Murat sur les coups de 13 heures. Le camping est assez excentré et je m’endors sur l’herbe immédiatement malgré des chiens qui aboient sans cesse et des moutons de l’autre côté du ruisseau, avant d’être réveillé par une averse passagère. Au programme : repos. Douche et salle TV. Je rencontre des gens qui généreusement veulent partager leur réchaud avec moi. Il faut dire qu’ils viennent d’Aubervilliers, ce sont des voisins ! Ils voyagent avec deux enfants et leur voiture fraîchement acquise. C’est toujours mieux que de manger tout seul, en particulier quand c’est une boîte de conserve froide !

Murat
Murat

Etape courte donc (70 km, peu de dénivelé), afin de récupérer d’hier. Je ne sais pas encore si j’arriverai à Chinon dans les temps ! La France n’est quand même pas faite que de monts et vallées ! On verra. Je n’ai pas encore planifié mon étape de demain.

3 réflexions sur “De Nasbinals (Lozère) à Murat (Cantal)

  1. quelle énergie pendant que nous passons nos journées au soleil 31°C, dans l »eau à 25°C. mais dans qq jours ce sera la même chose sauf que l’on se déplace sans pédaler, enfin si on a trois pédales …
    bonne route

    J'aime

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